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La coupe du monde 1950 au Brésil



La Coupe du Monde de 1950 se prépare à Rio de Janeiro où le président du foot mondial observe, en septembre 1949, la construction du futur plus grand stade du monde. Il est reçu comme un roi au Brésil. Le gouvernement le fait d'ailleurs Commandeur de l'ordre du Cruzeiro do Sul, la plus haute disctinction nationale. Jules Rimet savoure outre-Atlantique la notoriété qu'il n'a plus dans son pays.

En effet, deux mois plus tôt, il a définitivement quitté la présidence de la Fédération française de football, trente ans après en avoir pris les rênes. La région allemande de la Sarre ayant été rattachée économiquement à la France après la guerre, l'Etat souhaitait intégrer les clubs sarrois au Championnat de France. Le président « convaincu que le gouvernement français était plus au courant des questions de politique étrangère que la Ligue d'Alsace » perdit cette fois-ci le match.

Jules Rimet peut dorénavant accorder davantage de temps à son rôle de président de la FIFA. Juste après avoir été opéré de la cataracte, il embarque le 17 mai 1950 au Havre à bord du Claude-Bernard pour se rendre à la Coupe du Monde au Brésil. Sa fille Annette, comme en 1930 et comme souvent, l'escorte. Tous deux remarquent à leur arrivée que « le football occupe au Brésil une place de premier rang dans la vie sociale, et que les cariocas ne mettent pas en doute leur triomphe dans la dernière et suprême épreuve ».

Toutefois, l'Angleterre, qui y participe pour la première fois, rêve aussi de l'emporter. Son équipe est pourtant humiliée par celle des Etats-Unis (1-0). Pour tout le monde comme pour Jules Rimet, « ce fut l'une des plus grandes surprises de la compétition ». Plus grande encore est la victoire, dans la rencontre décisive, de l'Uruguay sur le Brésil 2 buts à 1. L'équipe locale n'avait besoin que d'un match nul mais les Uruguayens inscrivent un second but à dix minutes de la fin. Ce 16 juillet, les 200 000 spectateurs du stade de Maracana sont atterrés. La stupeur est telle que la cérémonie de la remise de la Coupe Jules-Rimet est abandonnée. Le président Rimet se retrouve plusieurs minutes « seul dans la foule, bousculé de tous côtés, avec la coupe dans les bras et ne sachant que faire ». Tout à coup, il distingue le capitaine uruguayen et lui remet le trophée « en lui serrant la main, comme en cachette, sans pouvoir lui dire un mot ».




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