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La coupe de France de football



Charles Simon tombe au front le 15 juin 1915. Paul Michaux, président de la FGSPF, désire rendre hommage au président-fondateur du CFI par le biais d'une œuvre d'art. Le comité, lui, veut même mettre au point une épreuve fédérale unique qui se substituera à toutes les autres. Le 28 décembre 1916, le conseil du CFI délibère et s'entend sur l'organisation d'une coupe de France de football accessible à tous les clubs et dont les matches sont à élimination directe. Officiellement née le 15 janvier 1917, elle est baptisée Coupe de France Charles-Simon. Le trophée est en argent ciselé et pèse environ 3,2 kg. Son socle est constitué de 15 kg de marbre blanc veiné des Pyrénées d'une valeur de 2 000 francs de l'époque. A son cinquantenaire, une copie est réalisée et remise au club vainqueur. L'original est conservé au siège de la FFF.

Quarante-huit clubs participent à la première édition de cette coupe de France de football. La finale se joue le 5 mai 1918 à Paris au stade de la Légion Saint-Michel, dans le quartier Vaugirard, entre l'Olympique de Pantin et le FC Lyon. Environ 2 000 spectateurs assistent à cette partie. C'est assez peu mais la France est encore en guerre. Les Olympiens gagnent 3-0 et soulèvent la Coupe Charles-Simon.

La deuxième édition de la Coupe voit l'engagement de soixante formations. La finale a lieu le 6 avril 1919, la veille de la création de la FFFA, au Parc des Princes, inauguré en 1897. Quelque 8 000 personnes assistent à la victoire en prolongation du Club athlétique de la Société générale sur l'Olympique de Pantin 3 buts à 2.

La Coupe de France s'est tenue chaque année, même durant la dernière guerre mondiale. Son intérêt a été croissant. Près de 500 clubs y ont participé en 1933, plus d'un millier en 1951, environ 2 500 en 1978 et plus de 6 000 aujourd'hui sur les 20 000 clubs français. Les conditions d'engagement sont simples : être licencié, payer les droits d'inscription et un peu plus compliqué, disposer d'un terrain homologué. Amateurs et professionnels s'affrontent régulièrement et ce n'est pas toujours les pros qui gagnent, ce qui fait d'ailleurs la force et le charme de la Coupe de France. Par exemple, les modestes Doubistes de l'AS Valentigney atteignent la finale en 1926 tout comme les amateurs de Calais en 2000 !

Les finales, justement, ont eu lieu dans quelques enceintes parisiennes, d'abord à Colombes puis au Parc des Princes et au Stade de France à Saint-Denis. L'assistance a elle aussi été de plus en plus croissante. Dès les années 1920, 20 000 personnes supportent les finalistes, 40 000 en 1942. 45 000 spectateurs remplissent chaque année le Parc des années 70 à 90. Ils sont près de 80 000 depuis 1998 au Stade de France à voir le président de la République offrir le trophée au vainqueur, une tradition qu'a institué Gaston Doumergue en 1927. Il avait remis la Coupe de France Charles-Simon à l'Olympique de Marseille, club qui l'a remporté dix fois, un record.




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